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La prophétesse de cendres de Peter Tremayne

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22 sept.
2 min de lecture

Dernière mise à jour : il y a 7 jours

Vous connaissez mon goût pour les romans et polars historiques. Je vous ai aussi déjà parlé de la saga de Peter Tremayne, « Les enquêtes de Lady Fidelma » qui nous fait pénétrer au cœur de l’Irlande du VIIème siècle.


C’est donc avec grand bonheur que j’ai découvert, cette année, le tome 35 intitulé « La prophétesse de cendres ».


Pour mémoire, Fidelma est la sœur du Colgu, roi du Mumman, l’un des cinq royaumes de l’époque. Après une courte période passée dans les Ordres, Fidelma est venue vivre à la Cour de son frère, avec son époux Eadulf. Elle a rang de dalaigh, ce qui fait d’elle une sorte d’avocate, qui met ses talents d’enquêtrice au service de son frère.


Ici, Fidelma est appelée à l’abbaye de Dair Inis par l’abbé Brocc, qui s’inquiète d’une prédiction funeste faite à son encontre par la « Grise », une mystérieuse prophétesse. À son arrivée sur place, Fidelma apprend la mort de l’abbé et décide d’en rechercher les raisons. De nombreuses questions se posent alors et l’entraînent sur des sentiers dangereux où elle va, une nouvelle fois, mettre sa vie en jeu. Qui est cette prophétesse ? Qui pourrait bien vouloir la mort de l’abbé ?


Une fois encore, Peter Tremayne utilise les aventures de son héroïne pour nous plonger dans la vie et la culture de sa période préférée. Le texte est fluide, ponctué de quelques mots en gaélique, qui donne du charme à la narration.


Il met l’accent sur des querelles d’héritage et sur les règles, complexes, de transmission des pouvoirs au sein du « derbfine », une sorte de conseil de famille qui est amené à prendre des décisions souvent importantes, y compris celle de nommer son chef.


Il met aussi en perspective, et de manière passionnante, les soubresauts issus de la pénétration de la religion chrétienne dans des terres profondément païennes, et, plus encore, les problèmes engendrés par les changements doctrinaux de la religion, qui s’éloigne de plus en plus de ses racines traditionnelles au profit d’une religion « romaine » codifiée et moins paganiste.


Si l’enquête ne revêt pas un intérêt particulier, c’est le talent de l’auteur, auquel s’ajoute ici une belle dose d’humour, confrontant la hautaine Fidelma à plus forte qu’elle, qui font tout le sel de cette saga.


N’hésitez pas à vous faire une idée, en commençant par « Absolution par le meurtre », le premier tome.

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