L’affaire du Golden State Killer de William Thorp

Je continue progressivement ma découverte des ouvrages parus dans la collection « true crime » aux éditions 10|18.
Cette fois-ci, nous prenons la direction de la Californie, pour traquer un réel monstre avec « L’affaire du Golden State Killer » de William Thorp.
Dans les années 70, un homme commence à commettre des délits de plus en plus graves, qui se transforment en crimes. Il commence par des cambriolages étranges, où il se limite à ne voler que quelques petits objets.
Quelques mois plus tard, dans le comté de Sacramento, on assiste à une vague d’intrusion dans des domiciles. L’homme apparaît du néant et disparait tout aussi facilement. Mais, ici, il ne s’agit plus de simples cambriolages. L’East Area Rapist, comme il est alors nommé, s’introduit chez les gens et violent les femmes, répétant inlassablement les mêmes gestes et les mêmes paroles.
Deux agents, Richard Shelby et Carol Daly vont travailler de nombreuses années sur l’affaire. Ils tentent de recouper les informations et de comprendre pourquoi le criminel leur échappe.
Une nouvelle fois, l’homme change de lieu, ses actions gagnent en violence, et il se met à tuer. Acquérant, au fil du temps, le surnom de « Golden State Killer ».
Au milieu des années 1980, tout s’arrête ! L’homme serait-il décédé ?
Des passionnés continuent à travailler sur le sujet, et les projets de la science criminelle, mêlés aux recherches ADN et à la généalogie génétique vont permettre de remonter progressivement la piste du meurtrier, dans un premier temps, en réussissant à imputer à ce seul homme des crimes commis à plusieurs endroits de l’État, et enfin, en identifiant l’homme lui-même.
Cet ouvrage est le récit de cette longue traque. Il nous plonge, une fois de plus, dans les horreurs commises par un tueur en série particulièrement pervers et intelligent. Un homme qui a réussi, pendant de très longues années, à se reconstruire une vie presque « parfaite » malgré ses très nombreux crimes.
L’auteur met en avant les immenses difficultés qui rendent ce type d’enquête souvent infructueuse. Les moyens, matériels et économiques manquent.
La communication entre villes, comtés… fait souvent défaut et permet difficilement de trouver les similitudes entre deux crimes. Jusqu’à ce que l’informatisation et la science ne viennent ouvrir des portes qui étaient, jusque-là, complètement closes.
Un ouvrage passionnant, qui montre comment un cold case peut être remis au goût du jour !



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